Frida et moi

Être parent est une aventure indescriptible, pleine de joies, de surprises, de bazar. Mais pas que. Une fois mère (je suis maman de deux garçons, Gaspard, 5 ans et Cyril, 3 ans), la jeune femme que j’étais s’est sentie un chouïa isolée. Un peu dépassée. La fille active, un peu artiste, qui avait une vie sociale et professionnelle intense, épanouissante, s’est retrouvée sur le carreau. Et pendant mes congés de maternité, c’était carrément, avouons-le, l’insupportable sensation d’être clouée à la maison.

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J’ai longtemps cherché un endroit accueillant, tranquille, où me poser en présence de mes enfants. Un endroit peinard où nous pourrions, parfois tous les quatre mais aussi à deux, ou à trois, le mercredi après-midi, ou le samedi matin, passer du bon temps, rencontrer des gens, bouquiner, découvrir de nouveaux jeux, participer à des échanges… dans une ambiance détendue. Un endroit où je puisse me sentir relax, parce qu’une maman a commencé à raconter des histoires et que du coup, je peux souffler un peu… ou répondre à un mail. Un endroit où je puisse être à l’aise, même si le petit parle un peu fort, ou qu’il a envie de danser. Où, en jettant un œil sur eux alors que je suis en pleine conversation avec une nana super sympa avec qui je me découvre plein d’affinités, je puisse me dire « Cool, le grand apprend un nouveau jeu avec un nouveau copain ! » Et devinez quoi ? J’ai pas trouvé.

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Après avoir bossé presque dix ans dans des « structures classiques » (entendez hiérarchie pyramidale et ses dix milles tonnes d’absurdités), j’ai éprouvé le désir d’investir mon énergie dans un projet plus en phase avec mes valeurs fondamentales : écoute, bienveillance, coopération, entraide, écologie, partage. Et là… Je suis tombée sur Frida.

Et j’ai complètement flashé sur le projet. Ouvrir un café ? Coopératif ? Et familial ? À Bruxelles? Je ne demandais pas mieux. Bosser avec des nanas hyper chouettes, pleines d’énergie, motivées, talentueuses ? Que rêver de plus ? Organiser ou animer des ateliers d’échange de pratiques et d’éveil autour de thématiques plus intéressantes les unes que les autres ? Non peut-être ! Participer à la construire d’un autre modèle économique, plus juste et solidaire ? Je n’attendais que ça.

Et me voilà embarquée dans cette nouvelle aventure, des idées plein la tête et, dans le cœur, une folle envie de vous rencontrer et de construire avec vous, j’espère, le demain de FRIDA.

FRIDA EN QUELQUES MOTS

Frida est un café coopératif familial en projet. Cette super initiative, imaginée par Catherine Detaille, est portée par deux autres super chouettes mamans, Aurélie Bertozzi (co-fondatrice de Marcel & Fifi) et Laurence Langlois.

Pour ceux qui auraient envie de voir de quoi il en retourne, ça tombe bien, le prochain rendez-vous avec les coopérateurs est fixé le jeudi 15 novembre à La vieille Chechette (1060).

EN SAVOIR PLUS

http://frida.brussels/

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https://www.instagram.com/frida.brussels/

 

 

 

 

 

Quel monde du travail voulons-nous?

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Il y a deux semaines environs, j’ai participé à un module sur le modèle coopératif animé par SAW-B. Impossible à résumer, cette session m’a permis de comprendre les grands axes du mouvement coopératif et, surtout, d’envisager en quoi ce mode d’organisation constitue une réelle alternative à notre modèle économique actuel, et cela à long terme. Je posterai tout de même d’ici quelques jours un aperçu plus complet de ce qui me semble essentiel à retenir de cette journée passionnante.

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SNAPSHOTHOUSE

SNAPSHOTHOUSE

Il y a des maisons. Dans les maisons, des gens vivent. Ils s’assoient dans le salon. Allument la télé. Se posent sur la cuvette des wc. Se couchent, se lèvent. Traînent leurs pantoufles sur le sol de l’appartement. Se lèvent, se couchent, ôtent et remettent leurs chaussures. Le matin, le soir. Ouvrent le frigo, le ferment. Sortent les assiettes. Les verres. Les couverts. Mettent la table. Mangent et débarassent. Parfois, font la vaisselle. Ou la font tourner, dans la machine. La cassent, occasionnellement. Exprès, ou par hasard. S’entourent d’objets plus ou moins utiles. Les déplacent, les utilisent, parfois oui, parfois non. Allument des ordinateurs, écrivent des bêtises. Les postent sur le Web. Appuyent sur des interrupteurs. Eteignent les lumières. Dans les maisons, des gens vivent. Il y a des maisons.

Danse! Danse! Danse!

Natacha Grimaud by Yang Wang

Natacha Grimaud by Yang Wang

Une journée de la danse. Une drôle d’idée sans  doute, aussi drôle que cette invention loufoque qu’est la journée de la femme. Et la journée de l’homme, c’est quand la journée de l’homme?

Une journée de la danse donc. Aujourd’hui. Aujourd’hui, dimanche 29 avril 2012. Aujourd’hui, à  presque 29 ans (pour ceux qui voudront m’offrir des fraises et du champagne, je suis née le 9 mai), j’apprends (mieux vaut tard que jamais) que la danse a sa fête, et que sa fête, c’est aujourd’hui.

Drôle d’idée, disais-je donc. Idée étrange. Pourquoi étrange, me direz-vous? Etrange, parce que, voyez-vous, je suis de plus en plus convaincue que la danse devrait faire partie de notre vie, de notre vie de tous les jours.

Pendant longtemps, trop longtemps, j’ai cessé de danser. Je peux pourtant m’estimer heureuse, d’avoir été inscrite dans un cours de classique, de ballet, d’avoir pu scander le rythme des notes du piano avec des jetés, des grands jetés, des pliés et des grands pliés, des ronds de jambes et des ports de bras.

Et pourtant, des années durant, j’ai cessé de danser.

Quelque chose de très triste et de très sombre. Comme un manque qu’on ne sait pas dire. Comme le souvenir d’une caresse qu’on aurait presque oubliée, ou l’empreinte d’une douceur si sensible et si fragile qu’on pourrait tout au plus, l’avoir rêvée.

Parfois, je retrouve ce chemin. Ce souvenir cuisant, cette plaie béante, est toujours présente. Elle s’ouvre, parfois.

Retrouver ces sensations, plonger dedans, m’y baigner nue… Une joie pleine de tristesse, une douceur vivace, sentir ce coeur nu, à vif.

Je ne crois pas m’être jamais sentie plus humaine qu’en dansant.

Vulnérable et puissante.

Humaine.

Danse! Danse! Danse!

Le message officiel pour la Journée de la Danse, par Alkis Raftis, Président du Conseil International de la Danse (UNESCO, Paris).